SERMISY (de) Claudin


Nom : SERMISY (de)
Prénom : Claudin
Nationalité : Français
Date de naissance : 1490
Date de mort : 1562
Commentaire :

SERMISY, Claudin de (1490-13 oct. 1562)


On ne sait pas exactement où est né Claudin de Sermisy, étant donné que ce nom (sous des formes telles que Sermaise) correspond celui de plusieurs villes d'Ile-de-France, Bourgogne et Picardie.
Sermisy apparaît pour la première fois dans un document daté du 15 juin 1508 comme clerc de la Sainte-Chapelle. La durée de son premier séjour à la Sainte-Chapelle reste inconnue. Sermisy entra ensuite (ou parallèlement ?) à la Chapelle Royale. Il y servit successivement Louis XII, François Ier, Henri II et François II, et eut pour collègues Jean Mouton, Antoine Divitis et Jean Richafort. Si l'on se fie à un document comptable de la cour relatif aux funérailles de Louis XII (1515), il aurait également été chanteur du feu roi. C'est donc en tant que chanteur qu'il aurait pris part à la messe célébrée par les chapelles du roi de France et du pape à Bologne le 13 décembre 1515, aux cérémonies du Camp du Drap d'Or en 1520, ainsi qu'à celles de Boulogne-sur-Mer, durant lesquelles les chapelles françaises et anglaises exécutèrent une messe.

Sermisy semble avoir quitté Paris pour devenir chanoine de Notre-Dame-de-la-Rotonde à Rouen, avec obligation de résidence dans cette ville. Il résilia cette charge en 1524 pour se rendre dans le diocèse d'Amiens. Claudin de Sermisy rejoignit la capitale en 1532, cette fois en tant que sous-maître de la Chapelle Royale sous l'autorité du cardinal François de Tournon, ami de François Ier, ministre de celui-ci, protecteur de Pierre Cadéac et du luthiste Valentin Bakfark, et auteur d'un texte mis en musique par Sermisy (Orsus amour, puisque tu m'as attaint ; 1543). En tant que sous-maître, il était chargé, moyennant un salaire annuel confortable de quatre cents livres tournois par an, de veiller à l'éducation des enfants de choeur, ainsi qu'à l'entretien des livres et au recrutement de choristes. Il resta au service des rois de France au moins jusqu'en 1554, et probablement jusqu'à sa mort.
Dans le même temps, Sermisy fut nommé le 20 septembre 1533 à la onzième chanoinie de la Sainte-Chapelle, poste qu'il garda jusqu'à sa mort. Comme ce poste ne s'accompagnait pas d'une obligation de résidence, il se rendit souvent hors de la capitale. Cette position enviable lui assurait également de bons revenus, ainsi qu'une maison à Paris, maison dans laquelle il accueillit des chanoines de Saint-Quentin lors de l'invasion de la ville par les Espagnols. Sermisy obtint également une prébende à Sainte-Catherine de Troyes en 1554. Il fut enterré dans la chapelle basse de la Sainte-Chapelle.
L'un de ses neveux, Gilles, curé dans le diocèse du Mans, écrivit une épître de louange à son oncle dans la préface du Liber decimus quartus de Pierre de Manchicourt (1539). Selon Ronsard, Sermisy aurait été élève de Josquin des Prés, ce qui est invérifiable.
Le "père aux musiciens", comme le nomme le poète Claude Chappuys, eut ainsi pour collègues ou élèves la plupart des musiciens importants de son époque : Jean Mouton, Jean Conseil (dit Consilium), Pierre Certon, Jacotin, Pierre Sandrin et Pierre Vermont. Il ne rencontra Clément Janequin qu'à une date tardive. Sermisy eut également des fonctions à la Cour et mit en musique la plupart des chansons de Clément Marot (vingt-huit pièces, dont Tant que vivray, Jouyssance vous donneray et Vous perdez temps) ainsi que des textes de François Ier (dix chansons), Claude Chappuys (trois chansons), Bonaventure des Périers, François de Tournon et Antoine Héroët (une pièce chacun). Ses chansons polyphoniques (pour la plupart à quatre voix, et insérées dans des recueils de Pierre Attaingnant) le placent, avec Clément Janequin et Pierre Certon, parmi les grands de la chanson parisienne.

Désigné à l'époque par son diminutif de "Claudin", Sermisy fut célébré par plusieurs poètes et écrivains de son temps, parmi lesquels Jean Daniel, dit Mitou (vers 1530), François Rabelais (1552) et Pierre de Ronsard (1560). Après sa mort, plusieurs de ses chansons furent rééditées et/ou arrangées par de nombreux compositeurs. En 1570, Pierre Certon fit paraître dans ses Meslanges une déploration sur la mort de son maître et ami, déploration dans la lignée de celle de Josquin sur la mort de Jean Ockeghem. La renommée de Sermisy fut également entretenue par l'adaptation de ses chansons pour un répertoire instrumental (luth, instruments à clavier), ainsi que la publication de ses chansons avec des textes spirituels, c'est-à-dire chantables dans le cadre d'un culte protestant. De nombreuses pièces de Sermisy furent adaptées au luth, notamment par le luthiste-éditeur Adrian Le Roy et par les Italiens Francesco da Milano et Jean-Paul Paladin.
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Motet, Psaume, Litanie, Anthem/Antienne, Répons Deus misereatur nostri
Motet, Psaume, Litanie, Anthem/Antienne, Répons Exsurge, quare obdormis, Domine
Motet, Psaume, Litanie, Anthem/Antienne, Répons Inclina Domine
Motet, Psaume, Litanie, Anthem/Antienne, Répons Noe, noe, magnificatus est rex pacificus
Motet, Psaume, Litanie, Anthem/Antienne, Répons Resurrexi, et adhuc tecum sum
Musique sacrée diverse Leçons de ténèbres
Salve Regina Salve Regina