Commentaire :
N? le 10 juin 1773 ? L'Aigle (France) - mort le 29 novembre 1830 ? Paris (France)
Charles-Simon Catel est un compositeur et p?dagogue fran?ais.
Il ?tudie ? Paris ? l'?cole royale de chant et de d?clamation (anc?tre directe du conservatoire), cr??e par Louis XVI en 1783 (elle pr?c?de imm?diatement le conservatoire cr?? en 1792-1795 par la R?volution fran?aise). Il est chef assistant de Fran?ois-Joseph Gossec aupr?s de l'orchestre de la Garde nationale en 1790. Membre de l'Institut, il compose avec ce ma?tre des ?uvres de musique de c?r?monie et ext?rieure et de musique militaire pour les c?r?monies de la R?publique, entre autres l?Hymne ? la Victoire, sur la bataille de Fleurus (paroles de Ponce-Denis ?couchard-Lebrun).
Charles-Simon Catel est nomm? professeur d'harmonie au Conservatoire de Paris d?s sa cr?ation en 1795 puis en devient inspecteur en 1810 avant d'en ?tre destitu? en 1814. Il a eu entre autres comme ?l?ve au conservatoire le c?l?bre et excentrique harpiste Nicolas Bochsa qui, gr?ce ? son enseignement, obtint un premier prix d'harmonie en 1808.
En plus de la musique compos?e ? l'occasion des c?l?brations r?volutionnaires, Charles-Simon Catel a compos? plusieurs ?uvres symphoniques et de chambre ainsi qu'un Trait? d?harmonie (1802).
Ses ?uvres lyriques ont fait sa renomm?e, notamment la trag?die lyrique S?miramis (1802) et l'op?ra Les Bayad?res (1810), cr?es au Grand-Op?ra. Le premier ouvrage doit autant ? la trag?die lyrique h?rit?e du XVIIIe si?cle qu'il annonce d?j? le grand op?ra romantique. Le second est un chef-d'?uvre qui connut un succ?s comparable ? celui de La Vestale de Spontini trois ans plus t?t et que saluera Berlioz une dizaine d'ann?es plus tard ? son arriv?e ? Paris.
Il devient membre de l'Acad?mie des Beaux-arts et 1817 et re?oit la L?gion d'honneur en 1825.
Catel est un brillant coloriste utilisant des effets instrumentaux nouveaux et des constructions dramatiques innovantes comme dans Les Bayad?res, ouvrage parfois teint? d'orientalisme. Dans l'ouverture de son op?ra S?miramis, le passage o? les trois trombones dialoguent avec les cordes seules ?tait particuli?rement appr?ci?.
Inhum? au cimeti?re du P?re Lachaise, il est transf?r? au cimeti?re Montmartre (division 30), le 5 juin 1875, dans la tombe de Bernard Sarrette, le fondateur du Conservatoire de Paris en 1795. |