Commentaire :
N? en 1764 ? Ottobeuren (Allemagne) - mort le 20 mai 1796 ? Salem (Allemagne)
Jakob (ou Jacob) Sommer est un compositeur allemand de la fin du XVIIIᵉ si?cle dont la vie demeure tr?s mal document?e. Son nom est principalement associ? ? la musique de l?ancienne abbaye imp?riale cistercienne de Salem, pr?s du lac de Constance.
Sommer fut vraisemblablement l??l?ve d?Andreas Heichlinger (1746?1809), l?une des principales personnalit?s musicales de Salem. Heichlinger occupa successivement dans l?abbaye les fonctions d?instructor musices, de Regens chori ? ma?tre de chapelle ? puis de prieur.
La ressemblance entre le langage musical de Sommer et celui de Heichlinger soutient cette hypoth?se. La notice consacr?e ? Heichlinger dans la Musik in Geschichte und Gegenwart pr?sente en effet Sommer comme son probable disciple.
On ignore n?anmoins si Sommer appartenait lui-m?me ? l?ordre cistercien ou s?il travaillait ? Salem comme musicien la?c. Cependant certaines sources indiquent qu'il pronon?a ses v?ux en 1781 et sa premi?re messe a ?t? c?l?br?e en 1788.
L??uvre principale conserv?e de Jakob Sommer est une imposante Missa solemnis en si b?mol majeur, compos?e en 1793, pour solistes, ch?ur et orchestre.
La partition est conserv?e ? la Bayerische Staatsbibliothek de Munich. Elle adopte l?ordinaire traditionnel de la messe catholique (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Benedictus, Agnus Dei)
Cette messe appartient ? la tradition des grandes messes solennelles d?Allemagne m?ridionale et d?Autriche. Elle associe ?criture chorale, interventions des solistes et passages orchestraux d?velopp?s. Son style se situe ? la transition entre le baroque tardif et le classicisme, avec une pr?dominance du langage classique alors pratiqu? dans les abbayes de Souabe et de Bavi?re.
La partition pr?sente d??troites ressemblances avec la musique sacr?e d?Andreas Heichlinger, ce qui constitue le principal argument en faveur d?une relation de ma?tre ? ?l?ve entre les deux musiciens.
Sommer est ?galement l?auteur d?une aria italienne : Ecco quell?ora fortunata, pour voix d?alto et cordes.
La pr?sence de cette aria profane ou de concert montre qu?il ne se limita probablement pas ? la musique strictement liturgique. Son texte italien et son ?criture solistique correspondent au go?t pour le style vocal italien largement r?pandu dans les cours et les abbayes allemandes ? la fin du XVIIIᵉ si?cle.
Il est possible que Sommer ait compos? d?autres pi?ces religieuses ou instrumentales, mais celles-ci sont perdues, anonymes ou n?ont pas encore ?t? clairement identifi?es.
Jakob Sommer mourut pr?matur?ment en 1796, ?g? d?environ trente-deux ans. Sa disparition pr?coce explique sans doute la faible ?tendue de son catalogue actuellement r?pertori?.
Il repr?sente n?anmoins un t?moignage int?ressant de la brillante activit? musicale de l?abbaye de Salem dans les derni?res d?cennies pr?c?dant sa s?cularisation, intervenue en 1803. |