Commentaire :
Né le 3 février 1654 à Venise (Italie) - mort le 3 septembre 1714 à Bruxelles (Belgique - ex Pays Bas autrichiens)
Pietro Antonio Fiocco (ou Pier Antonio ou Pierre-Antoine) est un compositeur italien de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle.
Dès son jeune âge, il fut initié à l’étude de la musique, probablement par son père, barbier de profession et musicien amateur (« sonadore ») de la milice de mer de la Sérénissime (Volpato, 1988).
On ne connaît pas d’autres détails sur sa formation culturelle, mais il est vraisemblable qu’il ait poursuivi ses études auprès d’un maître privé, car son nom ne figure pas dans les listes d’élèves des principales écoles de musique de Venise.
Les premières informations sûres sur sa vie concernent son départ définitif à l’étranger, en 1681. La même année paraît le livret d'une Helena rapita da Paride, pour laquelle Fiocco compose quelques parties. Probablement cette année-là se trouvait-il à Hanovre où, en présence de la reine de Danemark, Charlotte Amélie, il aurait dirigé le drame Alceste, sur un texte de N. Montalbano et une musique de N. A. Strungk ou P. A. Ziani, en y ajoutant un prologue de sa composition (seul le livret fut publié à Hanovre par l’éditeur Schroendiman).
Toujours en 1681, il s’installa à Bruxelles, où il fonda, avec d’autres, une académie privée de musique au Petit Sablon. L’école ne donna pas les résultats escomptés, mais cela ne l’empêcha pas de s’intégrer brillamment dans la vie mondaine de la ville belge et de poursuivre ses activités musicales.
En 1682, il épousa Jeanne de Latère, dont il eut trois enfants, parmi lesquels Jean-Joseph (compositeur et chef de chœur). D'un deuxième mariage il aura Joseph-Hector, également musicien et compositeur, né et mort à Bruxelles (20 janvier 1703 - 22 juin 1741).
En 1685, il se produisit comme chef d’orchestre et compositeur : en juin et juillet furent exécutés Acis et Galathée et Amedis de G. B. Lulli, tandis qu’en août de la même année fut représentée la Farce de Muffi, œuvre peut-être du même Fiocco. À l'été 1682, il se rend à Bruxelles pour entrer au service du prince Eugène-Alexandre de Tour et Taxis qui deviendra son protecteur et qui le nommera maître de chapelle de la chapelle ducale du Sablon en 1687.
En août de la même année, il composa le prologue pour le drame Geta de N. de Péchantrés, exécuté à la cour royale. La composition de prologues pour des œuvres d’autres auteurs, alors assez courante, l’occupa longtemps, sans toutefois l’empêcher de se consacrer à d’autres genres musicaux : en 1691 furent publiés à Anvers les Sacri concerti, op. 1, dédiés à son protecteur, le prince Eugène-Alexandre de Tour et Taxis.
Dès 1694, il prend une part active dans l'établissement de l'Opéra du Quai au Foin, premier théâtre lyrique public de Bruxelles. Il en sera d'ailleurs le principal directeur et passera ensuite à la direction du Théâtre de la Monnaie dès son ouverture en 1700.
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