ADAM Adolphe Charles


Nom : ADAM
Prénom : Adolphe Charles
Nationalité : Français
Date de naissance : 1803
Date de mort : 1856
Commentaire :
Né le 24 juillet 1803 à Paris (France) - mort le 3 mai 1856 à Paris (France)

Adolphe Adam est né en 1803 à Paris. Son père, Jean-Louis Adam était un pianiste et compositeur alsacien, professeur de piano au Conservatoire de musique à Paris, sa mère, Élisabeth-Charlotte-Jeanne (dite Élisa) Coste, la fille d'un médecin. Mauvais élève, Adam désertait les cours avec un cancre de la même envergure, Eugène Sue. Après avoir commencé à étudier la musique en cachette de son père, il entra à l'École royale de musique et de déclamation en 1817, fut élève de François-Adrien Boieldieu mais n'hésita pas à user de subterfuges pour se faire connaître : il travaillait le soir à l'orchestre du Gymnase, allant jusqu'à reverser ses cachets à ceux qui acceptaient de se faire remplacer et écrivait des chansons et musiques de circonstance pour autrui. Malgré ces facéties, il acquit assez de métier pour devenir lauréat du second prix de Rome en 1825.

Adolphe Adam choisit la carrière qui conduisait alors le plus sûrement à la renommée et à la fortune : celle de compositeur lyrique. Son maître, Boieldieu, l'orienta vers l'opéra-comique, genre alors en pleine mutation. En 1834, il connut son premier succès important, avec son opéra-comique Le Chalet, considéré depuis comme le point de départ de l'opérette à la française, et qui influença Offenbach à ses débuts.
En 1836, l'opéra-comique Le Postillon de Lonjumeau obtint un succès phénoménal qui gagna l'Europe, même si l'ouvrage se joue de moins en moins aujourd'hui. Peu à peu, la renommée d'Adam s'accrut. Les critiques élogieuses du Brasseur de Preston parvinrent aux oreilles du tsar Nicolas Ier et Adam gagna Saint-Pétersbourg en 1839, où il fut accueilli par son propre ballet La Fille du Danube. Il composa alors un nouveau ballet, L'Écumeur des mers (Morskoï Rasbonick). Considéré comme le digne successeur de Boieldieu, qui fut maître de chapelle à Saint-Pétersbourg, il se vit proposer la même fonction, mais la déclina.

Il composa une Marche funèbre pour le retour des cendres de l'empereur Napoléon Ier et leur inhumation aux Invalides le 15 décembre 1840. 1841 vit la naissance du succès le plus durable d'Adolphe Adam, son ballet Giselle, ou les Wilis, sur un livret de Théophile Gautier, inspiré d'un poème extrait de De l'Allemagne de Heinrich Heine.

En 1844, il fut nommé membre de l'Académie des beaux-arts en composition musicale. En 1845, il obtint à nouveau un grand succès avec son ballet Le Diable à quatre. En 1847, à la suite d'une dispute avec la direction de l'Opéra-Comique, il fut l'instigateur de la création du Théâtre-National, installé dans la salle du Cirque-Olympique ; ce théâtre avait pour premier but, fort louable, d'accueillir les jeunes compositeurs ne parvenant pas à faire jouer leurs ouvrages ailleurs. Le premier à en bénéficier fut Louis-Aimé Maillart, dont l'opéra Gastibelza ouvrit le premier rideau de cette nouvelle scène lyrique (seul son opéra-comique Les Dragons de Villars est aujourd'hui connu). Mais la révolution ruina cette tentative : le Théâtre-National fut fermé en 1848 et, afin d'apurer les dettes, Adam dut trouver d'autres sources de revenus et se mit à écrire des articles.

L'année suivante, il succéda à son père comme professeur de piano au Conservatoire de musique et de déclamation. Les trois derniers succès notoires d'Adolphe Adam furent les opéras comiques Le Toréador en 1849 (l'air de bravoure Ah ! Vous dirai-je, Maman ? est toujours en vogue auprès des sopranos coloratures) et Si j'étais roi en 1852 et le ballet Le Corsaire en 1856. Bien qu'Adam ne fut plus endetté à partir de 1853, il continua d'écrire ses articles jusqu'à sa mort, survenue quelques jours après la création aux Bouffes-Parisiens de son opérette, Les Pantins de Violette.

Adolphe Adam épousa en 1829 l'actrice Sara Lescot, avec laquelle il eut un fils, Adrien-Léopold Adam (1832-1851). À la mort de sa femme en 1851, il épousa Chérie-Louise Couraud, auprès de laquelle il vécut jusqu'à sa mort.

A Paris, une rue est baptisée "rue Adolphe Adam" en 1864. Elle a été ouverte lors des travaux commencés en 1854 pour l'aménagement de la place du Châtelet et de ses abords.

A Longjumeau, le théâtre municipal est baptisé "Théâtre Adolphe Adam". De plus, un ensemble statuaire est érigé place de la Mairie : il comporte un buste du compositeur surplombant la liste de ses principaux ouvrages et une statue symbolique du fameux Postillon.

Adam s'éteint prématurément en 1856, laissant derrière lui 78 opéras comiques et 29 ballets. Il était membre de l'Institut depuis 1844.

(sources : wikipedia)
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