MOUSSORGSKI Modeste


Nom : MOUSSORGSKI
Prénom : Modeste
Nationalité : Russe
Date de naissance : 1838
Date de mort : 1881
Commentaire :
Son père était un grand propriétaire foncier, ainsi sa jeunesse se passa à la campagne ; Déjà alors, il aimait les paysans russes, chose exceptionnelle pour quelqu'un de son rang. Les parents étaient tous deux amateurs de musique, les premières leçons de piano furent données par la mère et Modeste, âgé de neuf ans à peine, jouait déjà des compositions de Liszt, d'une exécution difficile. Ceci décida son père à lui faire donner une bonne instruction musicale pendant qu'il suivait les cours du lycée de Saint-Pétersbourg. Ses talents de pianiste se développèrent rapidement grâce à son professeur Herke. Trois ans plus tard, il fréquentait l'école des cadets.

En 1856, il fut nommé officier au régiment de la Garde. Peu de temps après, Moussorgsky introduit chez le compositeur Dargomouchky fit la connaissance de César Cui et de Balakirev. Ce dernier, autodidacte musical, lui donna l'instruction théorique; mais pour les règles d'harmonie, le professeur n'en savait guère plus long que son élève, car les compositions de Balakirev étaient purement intuitives. C'est aussi grâce à ce dernier que Moussorgsky apprit à connaître la musique de Schumann, Beethoven, Liszt et Berlioz ; Chopin ne trouva pas de grâce à leurs yeux. Lorsqu'en 1859, Moussorgsky fut déplacé dans une ville de province, il envoya sa démission d'officier afin de pouvoir rester à Saint-Pétersbourg. La même année, il fit un voyage à Moscou. Ici, ses yeux s'ouvrirent à la civilisation russe. Dans les lettres qu'à cette époque, il écrivit à Balakirev. Il déplore ses crises nerveuses, par lesquelles il payait les excès d'alcool qu'il avait commis durant son passage à l'armée. Les mêmes lettres contiennent des professions de foi en Dieu, à la fois mystiques et cyniques.

En 1861, et à la suite de l'abolition du servage, la famille Moussorgsky perdit son avoir. Deux ans plus tard, Modeste se vit contraint de chercher un emploi, il devint fonctionnaire d'Etat, d'abord au Ministères des transports, puis à celui des eaux et forêts ; il dut rester jusqu'un an avant sa mort. Il accomplit son travail avec une grande conscience professionnelle et ridiculisa même les gens qui, comme lui avaient été dupés par la réforme agraire libérale du tsar Alexandre II.

En 1865, sa mère mourut ; la Berceuse que Moussorgsky lui dédia nous laisse entendre ce que cette mort signifiait pour lui. Le morceau fur composé d'après le poème d'Ostrowky. Entre les années 1856-1962 s'était constitué le groupe "Mogoutchaïa Koutchka" (le puissant petit tas) connu chez nous sous les "Cinq". Le chef de groupe était Balakirev, les membres Moussorgsky, Rimsky-Korsakov, Borodine et César Cui, ce dernier le moins intéressant parce que sans grande valeur artistique. Or, en 1865, Rimsky-Korsakov revint d'une tournée qui l'avait conduit autour du monde. Les "Cinq" étaient de nouveau au complet et pouvaient reprendre leurs réunions. Grâce à leur influence, Berlioz fut invité à se rendre à Saint-Pétersbourg. Les années 1868 à 1872 comptent parmi les plus heureuses de la vie de Moussorgsky : il composa alors Boris Godounov et le cycle des chants Kinderstube et partageait la maison de son ami Opotchinin, dont il a beaucoup aimé la soeur Natacha. Toutefois, il ne songeait nullement au mariage car, d'après la soeur de Glinka, qui fut pour lui une amie maternelle, il doit avoir dit un jouir "Si jamais tu lis dans un journal que je me suis tiré une balle dans la tête, tu sauras que je me suis marié la veille".

En 1871, Moussorgsky alla habiter avec Rimsky-Korsakov, cette amitié fut la cause que Balakirev se retire. Immédiatement après Boris Godounov, Mossorgsky commença son opéra Kowantchina. Durant des années, les pourparlers avec la direction de l'opéra impérial pour l'exécution de Boris traînèrent. En 1873, quelques scènes en furent représentées et la première eut lieu un an plus tard, à la demande expresse de la prima donna Platonova qui chantait le rôle de Marina. César Cui trahit son ami en donnant une critique indignement démolissante. Quelques mois plus tard, l'éditeur de Moussorgsky fit voir le Kinderstube à Liszt, qui en fut enthousiasmé. Moussorgsky fut invité à se rendre à Weimar. Il déclina l'invitation, son chef au Ministère étant malade, et manqua ainsi une des plus belles chances de sa vie. La même année, il cessa d'habiter avec Korsakov et en 1875, il devinrent totalement étrangers l'un à l'autre. Depuis lors, Moussorgsky s'adonna de plus en plus à la boisson, il bambocha dans d'infâmes cabarets en compagnies de vils noceurs et glissa de plus en plus bas.

De ses anciens amis, seul la soeur de Glinka et le peintre Hartmann lui restèrent fidèles. La dernière année de sa vie, sa pauvreté était indescriptible ; ses seules entrées étaient ce qu'il gagnait comme accompagnateur et elles diminuaient de jour en jour : on n'osait et ne pouvait plus faire confiance au pochard invétéré. En février 1881, ce fut la débâcle, Moussorgsky fut transporté à l'hôpital ; il y passa quelques semaines heureuses. Il semblait s'améliorer, lorsque par un hasard malencontreux, il put se procurer du genièvre ; il en but jusqu'à perdre connaissance. Ce fut la catastrophe. Il mourut en présence de quelques infirmiers, la soeur de Glinka étant elle-même gravement malade.

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Oeuvre orchestrale Gopak - Orchestration de Anatoly Lyadov
Oeuvre orchestrale Khovanscchina (Prélude) - Orchestration de Dmitri Shostakovich
Oeuvre orchestrale Nuit sur le Mont Chauve - Orchestration de Nicolaï Rimsky-Korsakov
Oeuvre orchestrale Tableaux d'une exposition - Orchestration Maurice Ravel
Oeuvre pour piano, clavecin, clavier solo Gopak
Oeuvre pour piano, clavecin, clavier solo Larme (une)
Oeuvre pour piano, clavecin, clavier solo Méditation
Oeuvre pour piano, clavecin, clavier solo Tableaux d'une exposition