Commentaire :
Né le 17 janvier 1712 à Londres (Angleterre) - mort le 19 mai 1786 à Londres (Angleterre)
Charles John Stanley est un compositeur, claveciniste et organiste anglais
Il était l’aîné des enfants survivants de John et Elizabeth Stanley, de la paroisse londonienne de St Swithin (London Stone).
Quand il eut deux ans, un accident domestique, avec une jatte en porcelaine qui se serait brisée, l’aurait rendu aveugle; sur une gravure d’un portrait perdu réalisé par Thomas Gainsborough, nous le découvrons, la cinquantaine, les orbites racornies mais avec, peut-être, une vision résiduelle car il fut un compositeur prolifique et put, à l’évidence, mener une carrière active, se retrouvant souvent à diriger de vastes œuvres de ses contemporains, tel le Messie de Haendel.
Ce fut en tant qu’organiste que Stanley attira d’abord l’attention du public. Après avoir étudié avec John Reading et Maurice Greene, il obtint successivement des postes à All Hallows, Bread Street (1723), à St Andrew, Holborn (1726) et à la Temple Church (1734).
En 1738, il s’assura une certaine sécurité financière en épousant la fille d’un membre de l’East India Company, qui lui apporta une dot de sept mille livres.
Peu après, il commença de s’établir comme compositeur avec une série de parutions embrassant la plupart des genres en vogue.
Son Op. 1, un corpus de solos pour flûte ou violon et continuo, parut en 1740, deux ans avant les concertos à 7 parties Op. 2 présent ensemble de concertos et une série de cantates anglaises (op. 3), sur des textes principalement dûs au futur historien de la musique John Hawkins.
Plus tard, Stanley succéda à Haendel comme directeur des oratorios de Carême à Covent Garden (futur Drury Lane) et comme premier musicien au Foundling Hospital.
En 1779, il succéda également à William Boyce comme Master of the King’s Musick et, jusqu’à sa mort en 1786, il lui revint de composer pour la cour les odes de Nouvel an et d’anniversaire (hélas toutes perdues). |